Les Victimes de l'Abri
MÉMORIAL SADI CARNOT
Les victimes de l abri


"S𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑐𝑒𝑠 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒𝑠
𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑛𝑜𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠.
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑑’𝑜𝑢̀ 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝐵𝑟𝑒𝑠𝑡, 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒́
𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑚𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑠𝑖 𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒𝑢𝑠𝑒."

Stéphane ROUDAUT Maire, aux commémorations 2026.

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Melle Marie NOUVEL de la FLÈCHE

Fiche complétée le 3 octobre






Brest, 9 septembre 1944 vers 2h30 du matin.
Alors que la bataille du Siège de Brest fait rage depuis plus d’un mois et que les habitués du lieu sont endormis dans l’abri Sadi-Carnot, un tragique enchainement de circonstances va conduire à la disparition de plusieurs centaines de personnes. Des munitions, stockées en grande quantité par les soldats allemands qui occupent la partie basse de l’abri, viennent d’exploser, suite probablement à une bagarre entre soldats et à un départ de feu accidentel. Dans la partie haute, près de 400 personnes, des français et des étrangers, perdront la vie dans le tunnel ou dans l’escalier dont les grilles ne permettaient plus une évacuation rapide.Quelques blessés graves décéderont les jours suivants. . Coté allemands, les premiers pompiers remarqueront au moins autant de victimes.

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Victimes, rescapés et témoins

Grand merci aux personnes qui confient régulièrement des morceaux d’histoires familiales et des documents pour illustrer ce site.

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Yvonne Jouêtre

Institutrice à l'école publique Sanquer et ayant ignoré les ordres d'évacuation, elle se trouvait dans l'abri la nuit du drame.

Lucienne Jouêtre

Nièce très proche de l'institutrice de l'école Sanquer et peut-être aussi future institutrice. Décédée à 21 ans avec sa tante.

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Roger Priol

Né en février 1939, il a disparu dans la catastrophe à l’âge de cinq ans avec une quarantaine d’autres enfants.

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Mr Yves Monfort était un des rescapés. Grièvement blessé, il décédera neuf jours plus tard à Morlaix. Certains survivants ont témoigné régulièrement de l'horreur du drame.
Son portrait vous mène à une liste de près de 50 noms.

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Secouristes, pompiers, médecins, infirmières, religieux et religieuses, ils ont porté secours dans les premières heures et les premiers jours. Soutien matériel et soutien spirituel, ils ont réconforté et se sont chargés de la lourde tâche de l’identification des victimes. ....

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16 août 1944, vingt-trois personnes sont prises en otage par l'occupant entre Trézien (Plouarzel) et Le Conquet. Échappant de peu à une exécution, ils sont emprisonnés dès le 17 au Château de Brest. Libérés dix jours avant le drame, ils étaient réfugiés dans l'abri. Six d'entre-eux y moururent.

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Avec dix-huit infirmières disparues, dont deux sœurs et treize autres membres de la CRF, ce drame représente la plus grande catastrophe jamais enregistrée pour cette organisation. Une dizaine de brancardiers auraient aussi péri cette nuit-là. Moyenne d’âge des victimes : 42 ans.

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Depuis 1921, le couvent des Petites Sœurs de l’Assomption était situé dans un immeuble de la rue du Château. Été 44, la communauté était encore composée de huit religieuses bien décidées à rester là, pendant le siège, ayant refusé d’être évacuées, «parce qu’il y avait des misères à soulager».

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Vingt-sept victimes composaient la communauté de "russes blancs" de Brest. Unique rescapé, Mr Pierre VOYNITCH, en a dressé la liste quelques mois après le drame. A noter la présence de trois familles issues ou proches de l'ancienne cour impériale russe : Romanov, Pistolekors et Platow.