Les Victimes de l'Abri
MÉMORIAL SADI-CARNOT
Les victimes de l abri



Brest, 9 septembre 1944 vers 2h30 du matin.
Alors que la bataille du Siège de Brest fait rage depuis plus d’un mois et que les habitués du lieu sont endormis dans l’abri Sadi-Carnot, un tragique enchainement de circonstances va conduire à la disparition de plusieurs centaines de personnes. Des munitions, stockées en grande quantité par les soldats allemands qui occupent la partie basse de l’abri, viennent d’exploser, suite probablement à une bagarre entre soldats et à un départ de feu accidentel. Environ 400 personnes, des français et des étrangers, perdront la vie dans le tunnel ou dans l’escalier dont les grilles ne permettaient plus une évacuation rapide. Au moins un blessé grave décédera dans les jours suivants.

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Victimes, rescapés et témoins

Grand merci aux personnes qui confient régulièrement des morceaux d’histoires familiales et des documents pour illustrer ce site.

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Yvonne Jouêtre

Institutrice à l'école publique Sanquer et ayant bravé les ordres d'évacuation, elle se trouvait dans l'abri la nuit du drame.

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Lucienne Jouêtre

Nièce très proche de l'institutrice de l'école Sanquer et peut-être aussi future institutrice.

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Roger Priol

né en février 1939, il a disparu dans la catastrophe à l’âge de cinq ans avec une quarantaine d’autres enfants.

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Mr Yves Monfort était un des rescapés. Grièvement blessé, il décédera neuf jours plus tard à Morlaix. Certains survivants ont témoigné régulièrement de l'horreur du drame.
Son portrait vous mène à une liste de près de 50 noms.

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Secouristes, pompiers, médecins, infirmières, religieux et religieuses, ils ont porté secours dans les premières heures et les premiers jours. Soutien matériel et soutien spirituel, ils ont réconforté et se sont chargés de la lourde tâche de l’identification des victimes. ....

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16 août 1944, vingt-trois personnes sont prises en otage par l'occupant entre Trézien (Plouarzel) et Porsmoguer. Échappant de peu à une exécution, ils sont emprisonnés dès le 17 au Château de Brest. Libérés dix jours avant le drame, ils étaient réfugiés dans l'abri. Six d'entre-eux y moururent.

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Avec dix-huit infirmières disparues, dont deux sœurs et treize autres membres de la CRF, ce drame représente la plus grande catastrophe jamais enregistrée pour cette organisation. Une dizaine de brancardiers auraient aussi péri cette nuit-là. Moyenne d’âge des victimes : 42 ans.

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Depuis 1921, le couvent des Petites Sœurs de l’Assomption était situé dans un immeuble de la rue du Château. Été 44, la communauté était encore composée de huit religieuses bien décidées à rester là, pendant le siège, ayant refusé d’être évacuées, «parce qu’il y avait des misères à soulager».

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Vingt-sept victimes composaient la communauté de "russes blancs" de Brest. Unique rescapé, Mr Pierre VOYNITCH, en a dressé la liste quelques mois après le drame. A noter la présence de trois familles issues ou proches de l'ancienne cour impériale russe : Romanov, Pistolekors et Platow.